Imagine 2009

Saint-Barthélemy

Enfin, le vent est là ! Normalement à cette époque l'alizé souffle régulièrement de nord-est. Depuis 2 semaines les dépressions qui sortent des E.U. nous donnent des vents qui font le tour du compas tous les deux jours. Une de ces dépressions est celle qui vous a frappée ci durement le 28 février dernier. On espère que tout va bien avec vous...

Nous partons donc avec un vent de sud/sud-est vers Saint-Barthélemy au lever du soleil pour arriver à Gustavia presque au coucher. 12 bonnes heures de navigation calmes et tranquilles. Nous aurons même le droit de pêcher un poisson bizarre. Certains d'entres vous connaissent certainement la pêche au vifs (n'est-ce pas Didier ;-) ). Pour les autres, la technique consiste à attraper un petit poisson, de l'enlever de son hameçon sans anesthésie locale (pov' bête), de le replanter tout de suite derrière sur un hameçon plus gros (re-pov' bête) et de le remettre à la traîne derrière le bateau pour qu'un poisson plus gros vienne le manger et se prendre à son tour à l'hameçon. L'histoire ne dit pas combien de fois on peut répéter la technique mais dans notre cas, une fois semble suffire. La technique en image, enfin presque...



Oui, parce que quand on pêche un beau poisson, on ne le remet pas à la traine pour pêcher un requin ou autre bestiole qui vous dévore un thon de 50 cm en deux bouchées !!! Ils sont quand même voraces dans le coin ;-) .

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Même les chats à Saint Barth sont relax !

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Petit clin d'oeil pour pépé : tu vois il y a des gens ici aussi qui aiment bien fabriquer des boîtes aux lettres originales, tu as fait des émules !

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Nous sommes ravis de découvrir à nouveau les petites enseignes bien françaises...

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L'équipage d'Imagine au sommet du panorama du Colombier.

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Saint Barth c'est surtout "la relaxation" comme nous a dit notre loueur de voiture. c'est vrai, il avait raison : on a trouvé plein façon de se relaxer ici !

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Petite collation pour se rafraîchir, Estelle et Thomas en profitent pour adopter la "Saint Barth attitude"....

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L'île est enfin en vue. On pensait pouvoir passer une bonne nuit après cette navigation mais non ! Les vents tournent encore au sud puis au sud-ouest emmenant une forte houle de vent (pour un mouillage) dans la rade de Gustavia. La nuit fut monstrueuse, on avait l'impression d'être en plein canal de St-Vincent par 30 nœuds de vent ! Un bateau a même coulé à 200m de nous pendant la nuit !!!

Ce ne sera pas mieux le lendemain. Pas moyen de faire école dans ces conditions, alors nous irons à terre pour visiter la ville et pour acheter un peu de nourriture française (miam-miam !). Nous quitterons dans la foulée Gustavia pour aller se protéger dans la petite baie de Grand Colombier. La houle sera de nouveau acceptable mais le vent continuera à tourner à l'ouest puis au nord en début de nuit en faisant tourner les bateaux autour de leur ancre de façon folklorique ! Nous ferons lever l'ancre d'un autre Lavezzi arrivé avant la nuit lorsque nous le voyons se rapprocher à moins de 5 mètres de notre poupe vers 20h. Des "Rosbeef", donc ca fait un peu moins de peine (désolé Mike ;-) ).

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Le lendemain, les conditions s'améliorent et nous retournons sur Gustavia faire l'entrée de territoire. Il y a toujours autant de SuperYachts et de Paquebots. Bon, ici c'est un peu normal, l'île de Saint-Barth est appelée le "Saint-Tropez" des Antilles.

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Et c'est parti pour une petite visite des lieux avec les "D'un B". Nous commençons par le fort Karl dans le sud de Gustavia. Dans le bosquet sur la gauche se trouve un paparazzi qui attendait l'hypothétique star avec ses optiques de dingue. Nous n'en avons pas croisé, si ce n'est l'ex-mini star du football ( ;-) ), à savoir Christophe Dugarry. Notre Johnny National était sur l'île mais nous l'avons malheureusement loupé :-( .

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Eloé et Estelle s'accordent une petite pause au soleil.

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Panorama de la baie de Gustavia.

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Pour nos amis historiens : le point du jour :

L'ile fût découverte par Christophe Colomb en 1493 et baptisée du nom de son frère. Les premiers colons français furent massacrés par les indiens Caraïbes. Une seconde vague de colons, des normands, bretons, vendéens et huguenots, s'installèrent sur l'île à partir de 1659. Les corsaires français y ont trouvé un point de ravitaillement et un port de carénage. En 1785, l'île est cédée à la Suède en échange d'un droit d'entrepôt commercial à Göteborg. Son statut de port franc contribue à son essor économique. A partir de 1815 l'activité maritime décline en faveur de St Thomas et diverses calamités naturelles s'abattent sur l'île. C'est dans un état délabré que la Suède rétrocède St Barth à la France et 1878 sous la condition que l'île garde son statut de port franc. Rattachée au département de la Guadeloupe depuis 1946, l'île accueille les touristes à la recherche de beauté et de sérénité. Les habitants ne payent pas l'impôt français !...

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Voici un reste de l'époque suédoise : un beau clocher aux couleurs vives.

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Joli point de vue au sommet du village de Corossol. Est-ce que vous apercevez Imagine ?? Au dessus du toit de la maison on peut voir le bout du mât du bateau qui a coulé. Il sera renfloué le soir même.

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Croisière en 4 mâts ou stage d'Optimist ?

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L'équipage devant le panorama du Colombier.

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Il y a une vue magnifique sur la côte nord-est de l'île. Petite Anse puis la plage des Flamands.

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La vue au nord n'est pas mal non plus avec l'anse du Grand Colombier, l'île Fourchue et plus au loin Saint-Martin.

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Tiens, il y en a qui sont partis à la plage. C'est une bonne idée, allez hop, on y va aussi !

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On est toujours accueilli par un petit panneau aux carreaux colorés.

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On commence par l'anse des Flamands, pas mal !

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La baie de Saint-Jean n'est pas en reste.

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Et c'est parti pour la plage des Salines.

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Allez, encore un petit effort.

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Ca valait le coup de marcher un petit peu, non ?

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Allez hop, on change de plage ! Direction la plage du Gouverneur. Un petit peu d'ombre grâce aux résiniers, ça fait du bien...

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Le bateau "A" conçu par notre designer préféré : Philippe Starck. Ils sont pénibles ces riches : non seulement ils nous narguent au mouillage avec leurs jolis bateaux mais en plus ils nous cachent le coucher de soleil !

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Pour finir, un petit poème bien sympathique qui date de 1910. (il faut cliquer dessus pour l'agrandir)

Martello Tower

Le vent n'est pas avec nous ce dimanche matin. On a à peine 5 noeuds à 6H du matin et les nuages noirs sur Barbuda ne nous disent rien de bon. Ce ne sont pas des conditions idéales pour parcourir les 60 milles à la voile qui nous séparent de Saint-Barthélemy, et nous n'avons pas envie de mettre les moteurs. Nous préférons différer le départ à mardi en espérant que les prévisions ne se trompent pas encore...

Puisqu'il nous reste 2 jours à passer à Barbuda, nous décidons d'aller visiter une nouvelle partie de l'île. On contourne la pointe Palmetto pour aller mouiller près du fort Martello. Une des innombrables fortifications anglaise des Antilles (ah! ils ne nous aimaient vraiment pas ces Anglais ;-) ).

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Nous quittons également Low Bay parce que la houle de nord qui rentre depuis quelques jours rend le mouillage très inconfortable même pour un cata. Nos amis de D'unB sont partis la veille vers Spanish Point pour attendre la bonne fenêtre météo vers Saint-Barthélemy.

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Bonjour, c'est Thomas, aujourd'hui c'est moi qui vous écrit. Je vous présente la tour de Martello ! Elle est vraiment très vieille. Elle a été construite en 1745 par les anglais. Les barbudiens ont fait des réparations pour qu'elle soit plus solide depuis. J'ai bien aimé cette balade, c'était joli car d'en haut on a une belle vue.

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Estelle nous traduit gentiment la plaque.

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Quelques canons protégeaient cette partie de l'île pour écarter les envahisseurs de ses trésors. Lesquels à l'époque ??? Ils ne voulaient peut être pas que les Français viennent se prélasser sur les belles plages de sable blanc en buvant des ti'punchs, qui sait ? D'un autre côté, on a bien construit le Fort Boyard qui n'a pas servi à grand chose non plus ;-) .

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Retour vers Imagine, la houle de ces derniers jours a ramenée beaucoup d'algues.

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Annabelle ne se lasse pas de l'eau turquoise et du sable rose. Normal, c'est trop beau !

Le Sanctuaire des Oiseaux

Nous nous rendons aujourd'hui dans le sanctuaire aux oiseaux. Notre guide, un certain King Goldie, nous emmène à vive allure dans le lagon. Les frégates tourbillonnent, nous approchons !

On dénombre plus de 30 000 espèces de frégates dans le sanctuaire. On y distingue :

- Les femelles, qui pour la majorité vont chercher à manger dans la journée pour les petits.

- Les mâles, qui sont en plus grand nombre et qui pour attirer les femelles déploient leur belle poche rouge (ou sac gulaire) sous la gorge en se tournant et en agitant les ailes.

- Les oisillons. Ces derniers deviennent adultes au bout deux ans. Leur pelage devient foncé, leur tête demeure blanche durant leur enfance et ensuite ils deviennent entièrement noir. Ils savent voler au bout de huit mois environ. Après la saison des amours, la femelle donne naissance à un seul et unique œuf que les parents vont couver ensemble.

Les frégates utilisent les courants thermiques ascendants de l’air qui leur permettent de voler en économisant au maximum leur énergie. Grâce à leur poids très léger – entre 1,2 et 1,5 kg – par rapport à la surface de leurs ailes – leur envergure peut atteindre 2,4 m - elles se laissent porter en tourbillonnant dans les airs. Puis, elles redescendent en planant avant de se servir de “l’ascenseur“ aérien suivant.

Cette technique de vol leur permet de parcourir de longues distances. Ainsi, tous les ans, les mâles (et uniquement les mâles) partent pour les îles Galápagos !

Enfin, la frégate ne peut pas se poser sur l’eau, faute d’un plumage imperméable, et encore moins s’en extirper, à cause de ses pattes trop courtes. Pourtant, elle est parfaitement adaptée au milieu marin.

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Voici notre guide.

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Avec un 60 CV, ça décoiffe !!!

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Après 10 minutes à fond les manettes, on arrive dans le sanctuaire des Frégates.

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Notre présence n'a pas l'air de déranger les oiseaux.

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Les mâles "célibataires" gonflent leur poche pour attirer les femelles.

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Estelle est fascinée !

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Quel spectacle !

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Notre ornithologue en herbe à apporté ses jumelles.

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Les équipages d'Imagine et de "D'un B" au complet.

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Bravo Richard pour la photo ;-) .

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Les petits piaillent en attendant le repas du soir.

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C'est l'heure de la sieste.

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Et encore une de Richard !

Visite de Codrington

Nous partons avec les "d'un B" pour visiter l'unique village de l'île : Codrington. Après avoir transporté notre annexe sur 50 mètres et effectuer une demi-heure de trajet, nous arrivons "en ville" ! Les hommes partent effectuer les formalités, cela leur aura pris au moins deux heures et chopé de belles ampoules aux pieds, car ici ils aiment faire compliqué ! Il faut se balader de bureau en bureau...

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C'est la pause déjeuner à l'école. Pas de cantine scolaire : les enfants achètent des sandwichs à des vendeurs ambulants.

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Eloé et Estelle très sérieuses dans les rues de Codrington !

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Ce ne sont pas les biquettes qui manquent ici..

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Voici un cerf-volant fait par un écolier. Il a utilisé une peau de brebis pour confectionner la toile et des brindilles pour la structure. Il ne manquait plus que le papier toilette pour la déco !

Remarque 1 : Pourquoi s’embêter à aller chez Décathlon acheter un cerf-volant tout fait ? Remarque 2 : Il est plus facile de se rendre à Décathlon que de trouver une peau de bête prête à l’utilisation…

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Les filles durant leur pause déjeuner.

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Le bureau de l'immigration est bien caché ! Cela méritait bien une petite photo !

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