Saint-Barthélemy
Enfin, le vent est là ! Normalement à cette époque l'alizé souffle régulièrement de nord-est. Depuis 2 semaines les dépressions qui sortent des E.U. nous donnent des vents qui font le tour du compas tous les deux jours. Une de ces dépressions est celle qui vous a frappée ci durement le 28 février dernier. On espère que tout va bien avec vous...
Nous partons donc avec un vent de sud/sud-est vers Saint-Barthélemy au lever du soleil pour arriver à Gustavia presque au coucher. 12 bonnes heures de navigation calmes et tranquilles. Nous aurons même le droit de pêcher un poisson bizarre. Certains d'entres vous connaissent certainement la pêche aux vifs (n'est-ce pas Didier
). Pour les autres, la technique consiste à attraper un petit poisson, de l'enlever de son hameçon sans anesthésie locale (pov' bête), de le replanter tout de suite derrière sur un hameçon plus gros (re-pov' bête) et de le remettre à la traîne derrière le bateau pour qu'un poisson plus gros vienne le manger et se prendre à son tour à l'hameçon. L'histoire ne dit pas combien de fois on peut répéter la technique mais dans notre cas, une fois semble suffire. La technique en image, enfin presque...
Oui, parce que quand on pêche un beau poisson, on ne le remet pas à la traine pour pêcher un requin ou autre bestiole qui vous dévore un thon de 50 cm en deux bouchées !!! Ils sont quand même voraces dans le coin
.
Même les chats à Saint Barth sont relax !
Petit clin d'oeil pour pépé : tu vois il y a des gens ici aussi qui aiment bien fabriquer des boîtes aux lettres originales, tu as fait des émules !
Nous sommes ravis de découvrir à nouveau les petites enseignes bien françaises...
L'équipage d'Imagine au sommet du panorama du Colombier.
Saint Barth c'est surtout "la relaxation" comme nous a dit notre loueur de voiture. c'est vrai, il avait raison : on a trouvé plein façon de se relaxer ici !
Petite collation pour se rafraîchir, Estelle et Thomas en profitent pour adopter la "Saint Barth attitude"....
L'île est enfin en vue. On pensait pouvoir passer une bonne nuit après cette navigation mais non ! Les vents tournent encore au sud puis au sud-ouest emmenant une forte houle de vent (pour un mouillage) dans la rade de Gustavia. La nuit fut monstrueuse, on avait l'impression d'être en plein canal de St-Vincent par 30 nœuds de vent ! Un bateau a même coulé à 200m de nous pendant la nuit !!!
Ce ne sera pas mieux le lendemain. Pas moyen de faire école dans ces conditions, alors nous irons à terre pour visiter la ville et pour acheter un peu de nourriture française (miam-miam !). Nous quitterons dans la foulée Gustavia pour aller se protéger dans la petite baie de Grand Colombier. La houle sera de nouveau acceptable mais le vent continuera à tourner à l'ouest puis au nord en début de nuit en faisant tourner les bateaux autour de leur ancre de façon folklorique ! Nous ferons lever l'ancre d'un autre Lavezzi arrivé avant la nuit lorsque nous le voyons se rapprocher à moins de 5 mètres de notre poupe vers 20h. Des "Rosbeef", donc ca fait un peu moins de peine (désolé Mike
).
Le lendemain, les conditions s'améliorent et nous retournons sur Gustavia faire l'entrée de territoire. Il y a toujours autant de SuperYachts et de Paquebots. Bon, ici c'est un peu normal, l'île de Saint-Barth est appelée le "Saint-Tropez" des Antilles.
Et c'est parti pour une petite visite des lieux avec les "D'un B". Nous commençons par le fort Karl dans le sud de Gustavia. Dans le bosquet sur la gauche se trouve un paparazzi qui attendait l'hypothétique star avec ses optiques de dingue. Nous n'en avons pas croisé, si ce n'est l'ex-mini star du football (
), à savoir Christophe Dugarry. Notre Johnny National était sur l'île mais nous l'avons malheureusement loupé
.
Eloé et Estelle s'accordent une petite pause au soleil.
Panorama de la baie de Gustavia.
Pour nos amis historiens : le point du jour :
L'ile fût découverte par Christophe Colomb en 1493 et baptisée du nom de son frère. Les premiers colons français furent massacrés par les indiens Caraïbes. Une seconde vague de colons, des normands, bretons, vendéens et huguenots, s'installèrent sur l'île à partir de 1659. Les corsaires français y ont trouvé un point de ravitaillement et un port de carénage. En 1785, l'île est cédée à la Suède en échange d'un droit d'entrepôt commercial à Göteborg. Son statut de port franc contribue à son essor économique. A partir de 1815 l'activité maritime décline en faveur de St Thomas et diverses calamités naturelles s'abattent sur l'île. C'est dans un état délabré que la Suède rétrocède St Barth à la France et 1878 sous la condition que l'île garde son statut de port franc. Rattachée au département de la Guadeloupe depuis 1946, l'île accueille les touristes à la recherche de beauté et de sérénité. Les habitants ne payent pas l'impôt français !...
Voici un reste de l'époque suédoise : un beau clocher aux couleurs vives.
Joli point de vue au sommet du village de Corossol. Est-ce que vous apercevez Imagine ?? Au dessus du toit de la maison on peut voir le bout du mât du bateau qui a coulé. Il sera renfloué le soir même.
Croisière en 4 mâts ou stage d'Optimist ?
L'équipage devant le panorama du Colombier.
Il y a une vue magnifique sur la côte nord-est de l'île. Petite Anse puis la plage des Flamands.
La vue au nord n'est pas mal non plus avec l'anse du Grand Colombier, l'île Fourchue et plus au loin Saint-Martin.
Tiens, il y en a qui sont partis à la plage. C'est une bonne idée, allez hop, on y va aussi !
On est toujours accueilli par un petit panneau aux carreaux colorés.
On commence par l'anse des Flamands, pas mal !
La baie de Saint-Jean n'est pas en reste.
Et c'est parti pour la plage des Salines.
Allez, encore un petit effort.
Ca valait le coup de marcher un petit peu, non ?
Allez hop, on change de plage ! Direction la plage du Gouverneur. Un petit peu d'ombre grâce aux résiniers, ça fait du bien...
Le bateau "A" conçu par notre designer préféré : Philippe Starck. Ils sont pénibles ces riches : non seulement ils nous narguent au mouillage avec leurs jolis bateaux mais en plus ils nous cachent le coucher de soleil !
Pour finir, un petit poème bien sympathique qui date de 1910. (il faut cliquer dessus pour l'agrandir)




































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